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Einarri Void
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Einarri Void
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le Lun 4 Nov 2019 - 14:44

Void
Einarri

Riaferwulf
Joson

Yes Sir !
Il était temps que tu rentres un peu. Profiter de l’air pur de la campagne, du bruit de la forge de bon matin et surtout… surtout l’odeur des viennoiseries du coin ! Dieu que cela t’avait manqué Einarri. Tu râlais souvent enfant, de vivre loin de la ville, mais tu te dis que tu étais bien con à l’époque. La ville ce n’est pas donnée ! Alors qu’ici… ici tu peux profiter de petit plaisir gourmand sans te ruiner, tu peux boire un coup sans devoir faire diète pour une semaine après. Ce petit bourg et sa tranquillité te font un bien fou. Et puis… tu peux voir ton vieux père. Le départ de ta mère puis le tien lui a donné un coup au moral… Enfin en quelque sorte. Disons qu’il passe littéralement sa vie à la forge et tu ne serais pas étonné qu’il y passe aussi ses nuits maintenant.

Il a perdu du poids c’est indéniable et ses traits se sont durcis… où est passé le vieux paternel qui était si enthousiaste et toujours souriant dès qu’il voyait un morceau de fer ? Bien loin aujourd’hui… Tu espères le faire un peu revenir avec tes anecdotes. Tu t’empresses donc de lui faire part de cette histoire d’échange que tu as pu apprendre à la capitale. Tu le préviens que tu comptes y participer et tu ne sais pas pour combien de temps tu repartiras. Alors, un peu comme pour te faire pardonner en avance, tu lui fais également part de ta présence à la maison pour quelque temps. La pilule passera peut-être mieux si tu compenses la balance…

Et c’est ainsi que tu te retrouves aujourd’hui à te lever à l’aurore… Entre deux bâillements tu rejoins ton vieux dans la boutique. Il a été convenu que tu l’assisteras tant que tu seras ici ! Ce n’est pas une mauvaise idée, tu peux améliorer tes compétences et prendre en note ce qui pourrait faire la particularité de la patte familiale. Au fond de toi, tu te dis qu’il existe peut-être quelques parts un secret de famille concernant la manière de forger, travailler le métal ou réparer les armes. Bien évidement ce ne sont que des restes lointains de l’enfant qui passe son temps à rêvasser à toujours plus qu’il n’a déjà. Le village se réveille lui aussi et le bruit des sales gosses qui court de partout et des femmes venant acheter de quoi faire le repas de ce midi se font retentir dans le petit village. Une journée tout ce qu’il y a de plus banal. Simple et tranquille. Tu esquisses un petit sourire en regardant cet instant paisible avant de lever les yeux au ciel quand tu entends les râles de ton père, car tu n’es pas assez attentif.

Alors, tu mets le feu en marche, tu nettoies deux trois outils et tu termines le travail de la veille. Sifflotant cet air que toi seul connais, tu t’autorises parfois à lever le nez pour regarder ce qui se passe devant la devanture. Tu t’aperçois alors que tout n’est pas aussi calme que tu le pensais. Les rares soldats présents dans le village semblent s’agiter plus qu’à l’ordinaire. Certes cela fait longtemps que tu ne les as pas vus, mais en règle générale on ne peut pas dire que ce soit des types très vifs… aussi bien d’esprit que de corps. Disons qu’ils préfèrent surveiller la taverne que les allées et venues potentielles dans le village. Quand ils se bougent ainsi cela ne peut signifier que deux choses. Soit vous allez essuyer une attaque et vous risquez certainement de tous y passer vu la carrure de votre protecteur, soir quelqu’un de mieux placé qu’eux viennent passer une tête dans le coin. Entre ces deux choix, tu ne saurais dire lequel tu préfères… Certains gradés te semblent bien pires qu’une attaquer de bandit ou d’animaux sauvages…  Alors, tu fermes les yeux comme si cela allait disparaitre si tu ne le voyais pas. Alors, tu te recentres sur ton travail comme pour dire que tu n’es au courant de rien. À cet instant, l’épée qui se trouve devant tes yeux devient le centre du monde et tu fais en sorte de la rendre aussi belle et tranchante que possible, quitte à y passer la journée entière, jusqu’à ce que l’agitation passe.
Joson Riaferwulf
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Joson Riaferwulf
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le Lun 4 Nov 2019 - 18:09
le précédent chef des armées (paix à son âme) avait tourné toute son attention envers leurs escouades maritimes, craignant plus que tout une escarmouche d'Arens. Le résultat, des années plus tard, se faisait sentir sur l'armée de terre. C'est que ce n'est pas facile de gérer une si grande armée en temps de paix. Joson ne chercha pas à tirer le portrait à son prédécesseur, maintenant qu'il était à sa place, il comprenait mieux la difficulté de la tâche. Jongler entre tout ses devoirs était en soit, il s'en rendit vite compte, tout un art.

Il y avait beaucoup de désabusés et de démotivés parmi les rangs. Ces réfractaires à l'esprit militaire devait être plongés à nouveau dans le bain, sous peine de les voir affecter le reste de leur rang.
Ainsi avait-il fait l'ébauche d'un nouveau plan pour revigorer les troupes. Il n'y avait pas assez d'enjeux sur le terrain ? qu'à cela ne tienne, il prévu de rajouter des échelons, des tournois, des épreuves de passation, il y avait temps à faire pour redynamiser son armée ! Son plan concernait surtout les petites brigades de villages, qui servaient tout autant de milice que d'officier municipaux parfois.

Joson envoya toutes ses directives. Puis, dispersa sur le territoire des entraineur spécialisés qu'il avait détaché de la troupe de Lullin spécialement. Iels auraient à charge de transmettre leur savoir dans des camps d'entrainements situés dans des secteurs quadrillés, regroupant chacun plusieurs bourgades, et se situant précisément dans celles les plus au centre de chacun des groupes.

L'intendance par la même occasion, lui avait fait remonter toutes les commandes pour servir dans ces camps. En effet, il aurait pu faire fabriquer le matériel nécessaire à la capitale, et redistribué le tout sur le territoire, ça aurait même été, certainement le plus efficace. Mais Joson préféra le casse-tête que de mettre en avant les artisans de chaque groupements. Ainsi, les commandes permettaient de faire vivre les cœurs des villages, et bien que cela signifia des centaines de bons renvoyé au palais pour analyses, il s'agissait pour lui, d'un moindre mal.

Ainsi se retrouva-t-il, un beau matin, en grandes pompes, dans une de ces petites bourgades. Il n'avait pas besoin d'être là, mais il voulait faire de-ci de-là, acte de présence pour renforcer l'idée qu'il s'intéressait (ce qui était vrai) de très près au sort de ses soldats de province.

Après avoir fait un tour à la caserne, le capitaine du coin lui fit la visite du village, notamment de la taverne à vrai dire, dans laquelle il passèrent un bon moment même s'il était tôt. Boire avait toujours été, une occupation très prisés des soldats, et Joson n'échappait pas à la règle même si évidemment il resta prudent sur la quantité, tout comme son hôte, qui devait avoir peur de se faire juger. Il n'y aurait rien eut de pire que de s'humilier de si bon matin, en se grisant la mine devant le grand général. Ce n'est qu'après coup qu'ils partirent tout de même joviale de la taverne pour rejoindre la forge. Là, Joson laissa le capitaine les annoncer au forgerons, puis il prit directement la parole.

Mes salutations, Nous venons simplement voir l'avancement de la commande pour la matériel d'entrainement. Nous ne prendrons pas trop de votre temps, je vois que vous êtes dur à la tâche, et nous ne voudrions pas freiner votre rythme de trop. Avez-vous déjà quelques échantillons de sabres et d'épées à nous montrer ?
Einarri Void
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le Ven 8 Nov 2019 - 11:29

Void
Einarri

Riaferwulf
Joson

Yes Sir !
Tu voulais être tranquille ? Ne pas avoir à gérer des gens aujourd’hui ? Super ! Bravo Eina, tu as tiré la mauvaise carte. Au fond, tu t’en doutais un peu. En tenant une forge, difficile de passer inaperçu… D’autant plus quand la garde s’agite. C’était pratiquement sûr à 100% que la raison de ce raffut allait venir faire un saut chez vous. Et quel raffut ! Il ne s’agit ni plus ni moins que de Monsieur le Chef des armées de l’Empire. Te voilà donc avec du lourd sur les bras et ton père qui te fait signe de gérer le tout. Le paternel est trop occupé. Enfin, c’est surtout qu’il a encore moins envie que toi de sociabiliser avec les gens de l’armée.

Tu lâches un soupire à peine dissimuler et lève la tête de l’enclume alors que tu étais en train de former la pointe de l’épée. Non pas pour entamer la discute avec cet homme, mais plus par politesse c’est pour cela que tu te contentes d’hocher la tête avant de te remettre au travail. En bon forgeron, on arrête jamais de travailler dans que la lame n’est pas terminée ! Qu’importe que la personne en face soit un pecnot du coin ou le roi d’un pays voisin. Si l’on s’arrête en court de route, l’arme sera bonne pour être jetée après la première bataille. Mais voilà, même si toi tu sais tout ça, même si ton père et tous les autres forgerons le savent, qu’en est-il du client ? Il a beau faire partie de l’armée, le haut du gratin qui plus est, tu n’es pas sûr qu’il sache cela.

- Vous m’excus’rez M’sieur, mais j’dois finir cette lame avant d’m’occuper d’vous. Voyez, si j’m’arrête vous pouvez être sûr qu’au premier choc avec de l’acier l’arme sera fichue. J’suppose qu’vous voulez d’la qualité donc attendez deux p’tite minutes j’en ai plus pour long avec celle-là. Vous pouvez r’garder celle sur l’atelier juste à côté, mais les touchez pas encore.

Ce n’est vraiment que le temps de terminer de frapper le métal et de le refroidir. Il ne va pas mourir pour quelques minutes d’attentes. Et même si cela ne lui convenait pas, et bien… tant pis ! Il n’a de toute manière pas vraiment le choix. Le travail de l’acier demande beaucoup de sérieux et de rigueur. On parle tout de même d’arme dans cette commande. Si le travail est bâclé, il ne fait aucun doute que c’est la vie de ces soldats qui en pâtiront. Ça et la renommée de la petite affaire familiale. Il est hors de question que votre réputation se détériore par manque de rigueur de ta part !

Ce n’est donc qu’après avoir fini l’épée, non sans une petite fierté, que tu t’approches de cet homme, beaucoup trop grand à ton goût. Tu viens déposer l’arme récemment faite à côté des autres sur l’atelier. Tu n’arrives pas encore à avoir le talent de ton père, mais le résultat n’est pas mal du tout et à moins de connaître par cœur l’œuvre de ton paternel, il est difficile de faire la différence entre les deux. Toi, tu le sais pourtant et cela te motive d’autant plus à faire des efforts. Même si tu n’oublies pas l’idée principale : voyager pour faire découvrir la forge de ton petit village.

- Nous v’nons tout juste de finir celle qu’vous voyez. Les sabres sont plus légers qu’les épées. On a utilisé un autre matériau. Ils restent tout aussi solides c’pendant. J’me disais qu’certains d’vos… soldats ? Seraient p’t’être plus à l’aise avec quelque chose d’moins lourd à porter. Surtout si faut être réactif après quelques verres de trop.

Oui, tu te permets ouvertement de dire que les gardes picolent beaucoup trop pour être en état de défendre le village et alors ? Ce n’est qu’un fait et tu n’as absolument pas à le cacher. Si cela ne devait pas se savoir, il ne fallait pas payer la tournée quand tu étais présent. Pas que tu détestes l’idée d’avoir la pinte gratuite, non ça tu acceptes volontiers. C’est plutôt le fait de les voir tituber et presque incapable de pousser une porte seule qui t’inquiète. Ils sont censés être là pour vous protéger, en plus de garder le téléporteur. Bonjour la sécurité quand on les voit dans cet état…
Joson Riaferwulf
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Joson Riaferwulf
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le Ven 8 Nov 2019 - 15:32
D'abord le soupir, puis ensuite le ton. Cela faisait bien longtemps qu'on ne s'était adressé à Joson de cette façon. Cela le fit doucement sourire, quelque part, c'était rafraîchissant, et puis il était de bonne humeur aujourd'hui, d'humeur à supporter la rudesse des campagnards, n'était-ce pas à demi ce qui faisait leur charme ? Ah la province... il répondit avec politesse :

Evidemment

ce fut tout, et sur un pas tranquille, il alla regarder la partie de la commande d'ors et déjà forgée.
Il n'osait rien toucher, comme un enfant devant une vitrine de magasin de bonbon, la capitaine faisait la parlote à côté de lui, sûrement parce qu'il commençait à avoir chaud. D'angoisse ou  à cause de la boisson, il le saurait bientôt. En effet le jeune forgeron honora sa promesse ; quelque minutes a peine c'était écoulé avant qu'il ne les rejoignent. Et il n'était pas au bout de sa surprise, munit de son franc-parlé, le jeune homme repris la présentation des armes, mais ce qui retint plus l'attention de Joson, se fut le passage sur la boisson.

Joson était de ceux qui portait beaucoup d'attention au mots, et notamment, à leur utilisation. Si le forgeron mettait en avant ce détail, ce n'était certainement pas pour des prunes. Par ailleurs, il avait remarqué à la taverne plus tôt dans la journée, le malaise que leur troupe semblait procurer aux autres usagers, et notamment à la barmaid qui pourtant, semblait bien connaitre les gardes, à la façon dont le capitaine s'adressait à celle-ci. Le capitaine avait définitivement chaud, il était même devenu rouge pivoine, avec de gros sourcils froncés, c'est qu'il en mangerait presque sa moustache tellement il semblait prendre sur lui-même. Joson lui, échappa un rire claire. Il était énervé de devoir supporter ce genre d’opprobre mais il en avait l'habitude. C'est qu'il était dur d'occuper une si grande armée en temps de paix.

Ahah, il est vrai que la tavernière semblait concernée ce matin, lorsque le capitaine me présentait le village. Je comprend mieux maintenant. Les sabres iront très bien pour les corpulences plus fine. Qui sait, après cette livraison d'armes, peut-être verrez vous à l'aurore les soldats faire leur exercices matinaux. Je suis en train de mettre en place de nouveau programme qui, je l'espère fort, seront respecté à la lettre. J'espère au moins qu'ils ont l'alcool joyeux ?

Et de ses yeux claire qui semblait à contre-jour, plus acier que bleu, il sondait ceux du jeune forgeron à la recherche d'une vieille querelle qui l'aurait rendu vindicatif envers ses fameux soldats.
Einarri Void
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le Sam 9 Nov 2019 - 14:12

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Einarri

Riaferwulf
Joson

Yes Sir !
Tes propos ne semblent pas ravir le capitaine qui se trouve à côté du Chef. En même temps, ils n’étaient pas là pour faire plaisir. Au contraire, tu souhaites faire part de ton mécontentement et de ton appréhension à ce sujet. Sans aller jusqu’à vouloir dénigrer les gardes du village ou chercher les embrouilles, tu estimes juste que leur travail doit être bien fait ! D’autant plus si cela concerne de près les villageois qui s’y trouvent. Même si tu ne fais pas partie de ce qui reste longtemps sur place, tu n’oublies pas que ton père, ta seule famille vit encore ici. Et au vu de son âge, tu ne penses pas qu’il accepte de déménager un jour pour la ville… Il est têtu le vioc !

Tu fus étonné lorsqu’au lieu d’entendre en premier des explications, ce fut le son d’un rire franc qui arriva à tes oreilles. Était-il en train de se moquer de toi ? Ou avait-il tellement l’habitude que ce fait n’était même plus un problème dont il prenait la peine de régler ? Les propos suivants ne te rassurent qu’à moitié. Ça ne semble pas le choquer plus que cela, mais il prend tout de même la peine d’essayer de faire quelque chose. Tu notes tout de même l’intention dans un coin de ta tête et attends de voir des résultats avant de réagir plus que cela. Toutefois, il marque quelques points et ne reste pas dans la catégorie des hommes de l’armée que tu détestes. Il est… passable pour le moment.

- Oh ça oui ! Ils ont l’alcool joyeux, les soirées sont animées quand ils s’y sont c’est sympa. J’espère juste qu’ils sont toujours à même de réussir leur taf. Faut m’comprendre, j’ai ma famille qui habite ici et j’tiens pas à revenir et voir le village détruit parce que certains ont trop fait la fête.

Et c’était là le font de ta pensée. Il n’y a rien de plus sincère dans ce que tu dis. Tout ce que tu demandes c’est être sûr de ne pas voir ton village réduit à néant à cause de trois fois rien. Ils ne peuvent pas faire des roulements ? Certains boivent pendant que d’autre monte la garde. Simple et efficace quoi. Enfin, ce n’est pas à toi de gérer tout cela et tu ne peux que faire remonter l’information quand tu en as l’occasion. Suite à ton propos, tu passes devant l’homme pour attraper plusieurs épées avant d’en choisir une. Au vu de ce qu’il porte à sa ceinture, il n’est pas du genre à aimer utiliser des armes fines et celle que tu viens de terminer ne lui plaira donc que peu. L’arme choisie, tu lui tends comme tu le ferais pour n’importe qui, sans tenir rigueur de son rang.

- J’peux vous proposez d’l’essayer si vous voulez vous assurer du tranchant. Dans l’arrière court on a des mannequins faits pour. C’est toujours mieux d’avoir le retour direct du client, j’ai encore l’temps d’rectifier l’tir si ça va pas comme ça. Pour en rev’nir à votre programme, j’espère aussi qu’il sera efficace. Ceci dit, c’est n’veau non ? Ces commandes dans les p’tits bourgs.

Tu prends les devants en lui montrant le chemin vers l’arrière court, non sans avoir prévenu rapidement ton père que tu t’occupes de veiller à la qualité de la marchandise et, que de ce fait, tu n’es pas derrière la forge. Il devra gérer seul le temps que tu termines. Ce n’est pas vraiment dérangeant, mais qu’il n’essaie pas de te parler si tu n’es pas là.

Joson Riaferwulf
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Joson Riaferwulf
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le Mar 12 Nov 2019 - 22:11
Un esprit honnête donc, l'outrecuidance devait faire parti du lot. Ce jeune homme semblait dire tout ce qui lui passait par la tête, sans vraiment prendre en compte les étiquettes. Savait-il au moins lui même ce qu'il attendait de Joson ? Il semblait ne pas y avoir réfléchi plus que cela.

Il pourrait remonter les bretelles du capitaine ici et maintenant, mais cela risquait de miner l'ambiance au sein de la garnison, et sa relation avec celle-ci. Joson ne souhaitait pas régner par la peur. Le début de son projet s'effectuait en douceur pour que les soldats s'y habituent et perdent d'autre, moins souhaitable, habitudes. Mais si tous les soldats de ce village comme le laissait entendre le forgeron, buvaient jusqu'à plus soif tous les soirs, le problème était donc plus important ici qu'ailleurs. Il se demanda si c'était parce que le village n'était pas stratégique, et donc, moins à risque. Ceci expliquerait un tel relâchement.
Joson réfléchissait, l'air pensif, dans son coin, sans piper mot il laissait le jeune forgeron parler, puis, le suivit dans l'arrière cour avec le reste de sa troupe (le capitaine et deux-trois autres soldats) à la queuleuleu.

Une fois là, et malgré que le forgeron se soit spécifiquement adressé à lui, Joson d'une main, invita son capitaine à faire la démonstration. Celui-ci ne se fit pas prier, étant très irrité par la conversation en cours et voulant montrer qu'il tenait très bien son alcool (même s'il n'avait pas bu tant que d'habitude et était donc, loin d'être saoul). Joson regardait à peine les prouesses, lui aussi, était irrité par le franc parlé sans filtre du forgeron. Ça réponse se fit moins chaleureuse que les précédente, plus tranchante.

Il le sera. En ce qui concerne votre forge, et bien, il aurait été aisé de passer une gigantesque commande à Lullin, après tout la renommée de la grande forge de la capitale n'est plus à faire. Mais j'ai pensé à ces petites forges de village, comme la votre, auxquelles de telles commandes seraient un beau cadeau en temps de paix...

Un cadeau, Joson espéra qu'il comprenne bien : c'est un cadeau qu'il a fait, parce que nous sommes en temps de paix. Mais au vue du caractère du jeune homme, Joson ne misa pas trop sur le fait qu'il se rendit compte de la position dans laquelle il était. Ainsi donc il continua d'un ton tout à fait neutre, comme ci l'orage qui grondait était passé naturellement. Joson restait rarement irrité par ce genre de chose, il avait mieux à faire.

Très bien en tout cas, commenta-t-il enfin, c'est largement suffisant, le capitaine arrêta la démonstration, et sorti un chiffon de l'une de ses poches pour essuyer la lame. Parmi le lot avez-vous déjà sorti quelques armes d'entrainement plus spécifiquement ? Il serait intéressant de s'assurer du non-tranchant cette fois-ci de celles-ci si vous en avez quelques unes, sans qu'elles soient non plus trop lourdes et incommodante pour les gardes.

Il passa ses mains dans son dos tout en parlant, tenant d'une main le poignet de l'autre. Une position qu'il adoptait souvent en bon soldat.
Einarri Void
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le Ven 22 Nov 2019 - 10:06

Void
Einarri

Riaferwulf
Joson

Yes Sir !
Tu n’es pas bête Eina, tu sais très bien que ton village doit faire partie de centaine d’autres à avoir reçu ce genre de commande. Tu sais aussi très bien que c’est pour aider les petits patelins comme le tien à subsistait en temps de paix. Après tout vivre de la forge par temps de paix n’est pas chose aisée. C’est bien beau de réparer des outils, mais ça ne paie pas autant que les armes et armures de guerre…

Tu es juste étonné que cela se passe maintenant et pas avant. La paix dure depuis un bon moment maintenant et quelques parts, le fait que l’on vous demande maintenant de préparer cet arsenal ne te rassure pas autant que cela devrait l’être. Dois-tu t’attendre à un retournement de situation dans les années à venir ? Tu l’ignores et ne tiens pas à en parler pour le moment. De toute façon, tu doutes fort que le chef daigne te répondre à ce sujet. Cela ne concerne pas directement les citoyens et encore moins ceux des basses campagnes.

Quoi qu’il en soit, Joson semble satisfait du travail de ton père et toi et c’est déjà amplement suffisant pour aujourd’hui. Tu n’auras pas perdu ta journée à marteler le fer pour rien ! Et là où devrait s’arrêter la démonstration et donc la visite, le garde semble vouloir voir plus. Des armes d’entrainements cette fois… Quelque part, c’est une chance pour toi. Cela n’était pas au programme et normalement vous n’auriez pas encore dû les faires aussi tôt. Toutefois, comme cela fait longtemps que tu n’avais pas travaillé sur une forge aussi bien fournie en matériel, tu as préféré t’exercer un peu avant. Même si tu les sais pas parfaites, tu as tout de même fait quelques épées et rapières dites d’entrainement. Le tranchant n’est pas, voire peu, efficace, mais c’est comme cela que l’on commence à apprendre la forge. A apprendre, ou à réapprendre dans ton cas. Tu désignes donc nonchalamment le râtelier à côté des mannequins de tout à l’heure, qui sont en piètres états maintenant.

- C’est que des échantillons qu’j’ai faits avant de m’attaquer aux bonnes lames donc j’suis pas sûr qu’elles soient dignes de c’que vous r’cherchez, mais j’pense qu’elles peuvent vous donner un ordre d’idée de s’qu’on peut faire en arme d’entrainement.

Les armes non tranchantes sont en général faites vers la fin du travail pour justement réagir rapidement en cas d’attaque-surprise. Il est tout de même plus utile et efficace d’utiliser des lames tranchantes plutôt que des couteaux à beurre contre l’ennemi non ? Et comparé à une grosse forge, vous n’êtes que deux paires de mains pour pouvoir répondre à la commande, il vous est impossible d’aller plus vite que cela… À moins de créer des journées de 48 heures !

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