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Luphe
Habitant·e
Luphe
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le Dim 12 Jan 2020 - 0:32
Luphe était épuisée.
Trop de lumière certainement.
Et ce type, cet Arizael était particulièrement difficile. Pourtant il n’en avait pas l’air, si elle avait été dans son état normal certainement qu’elle n’en aurait fait qu’une bouchée et aurait fait un petit détour par la République pour rire au nez de son père. Mais là, à ce moment précis, elle voulait uniquement plonger dans son lit, en Australis, là où la lumière est douce et accueillante.

L’homme lui expliqua qu’il était au conseil depuis peu. Un novice ? Il ne devait pas avoir une mission très… croustillante. Elle fit un peu la moue. Décidément, elle ne risquait pas d’obtenir quelque chose de lui aujourd’hui.

« Je rentre effectivement. »

Mais pas à la République.
Ça elle n’allait pas le lui dire, de toute façon il finirait par s’en rendre compte si lui rentrait au pays, puisque d’aucune manière elle ne le suivrait.
Elle ne comptait pas y retourner de si tôt. Pas avant de pouvoir correctement cracher au visage de ses parents, ça oui.

Elle secoua la tête légèrement et détourna son regard. Le hall s’était légèrement vidé.

Si elle voulait apprendre quelques petits ragots juteux sur la République elle allait devoir se résoudre à lui faire entendre ce qu’il voulait. Ce n’était ni le moment ni le lieu pour employer ses méthodes habituelles – principalement les menaces, la lame délie bien les langues - et elle allait devoir prendre sur elle.

« Veuillez m’excusez si je vous ai paru antipathique. »

Petit battement de cils et sourire forcé.

« Je reviens de quelques semaines mouvementées et votre intervention a été ma foi fort déroutante. »

C’est du beau vocabulaire Luphe tu t’en sors comme une championne.

« Vogane vous disiez donc ? Il me semble que la pauvre enfant est morte oui, vous n’en avez pas entendu parler je présume ? »

Morte oui on utilise des grands mots. Il faut dire que Avella Vogane, Luphe l’avait enterrée il y a bien longtemps et elle n’avait pas trop envie qu’elle refasse surface. Surtout elle n’avait pas envie que cet Arizael Alderaim aille clamer au grand public qu’il l’avait croisé ici. Le connaissant, son père serait capable de se mettre à sa recherche pour la trainer encore une fois dans la poussière et il faut dire les choses comme elles sont, Luphe n’avait pas envie d’être trainée dans la poussière.
En plus, elle n’était pas prête à revoir sa ‘famille’, pas encore. Son projet n’était qu’à sa genèse et elle avait encore du chemin à parcourir avant de pouvoir leur tenir tête. Et elle comptait bien le faire.

La stratégie à présent était de changer de sujet. Laissons-le mijoter là-dessus sans lui fournir de réponse correcte, après tout, la personne qui devait se confesser n’était pas Luphe.

« Mais dites-moi, que peut donc faire un jeune conseiller de la République dans un endroit aussi austère que l’empire d’Arens ? »

Tu as forcément des choses à dire Arizael Alderaim, et Luphe allait s’en emparer.
Arizael Alderaim
Omniscient·e
Arizael Alderaim
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le Dim 2 Fév 2020 - 18:59

Elle s'excuse. Après avoir été fuyante, mutique, intrigante, la voilà simplement fatiguée et désolée. Un instant. Est-ce que son comportement bizarre serait uniquement du à mon insistance agaçante ? Est-ce que je l'aurais importunée ? Moi, le charmant jeune homme toujours prêt à faire plaisir ? Merde, je me suis trompé sur toute la ligne et je me suis comporté comme un goujat ! Et puis, elle a l'air effectivement fatiguée par le voyage et désorientée, comment je ne l'ai pas remarqué plus tôt ? Je prends un air contrit et j'attends qu'elle ait fini pour lui présenter mes plus plates excuses.

Mais les mots qui suivent me mettent sur mes gardes. Ainsi, elle connaît le nom de Vogane, et ce n'est que maintenant qu'elle le dit ? Elle s'enfuit, joue au chat et à la souris avec moi puis admet enfin que ce nom ne lui est pas étranger. Mais si elle connaît vraiment Mlle Vogane, elle doit savoir qu'elle lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Elle ne devrait pas être si étonnée qu'on les confonde. Si elle rentre bien en République de Cristal comme elle le dit, quels liens entretiens-t-elle là-bas avec la famille Vogane ? Quelque chose ne tourne pas rond dans cette affaire...

C'est ce que je me dis lorsqu'elle m'annonce sur un ton badin que Mlle Vogane est morte. Comme si elle me disait que le prochain transporteur était en panne et que nous allions devoir attendre encore un peu plus. Mais je n'en crois pas un mot. Le conseiller Vogane n'en a jamais parlé. Certes, il ne parle pas de ses enfants à ses collègues. Mais le cercle des conseillers aurait été discrètement prévenu si l'un de ses membres était en deuil. Et connaissant le goût du conseiller pour l'ostentation, il aurait invité le plus de monde possible aux cérémonies avant la disparition du corps. À moins qu'il n'y ait un problème avec sa fille, avec les conditions de son décès. À moins qu'il n'y ait pas de problème et que sa fille soit toujours en vie.

La situation est étrange et cette inconnue en sait plus que moi et ne veut pas l'admettre. J'ai la vague impression qu'une fois de plus je suis allé m'empêtrer dans une situation compliquée et potentiellement dangereuse juste parce que je voulais faire le beau parleur avec une jeune fille vaguement familière. Pourquoi est-ce que ça m'arrive régulièrement ?

Je me méfie encore plus quand elle change brusquement de sujet. Elle prend un ton charmeur, qui sied bien à son visage encadré par ses fins cheveux clairs. Comme ça, elle ressemble bien à une jeune femme en voyage, un peu fatiguée et déroutée mais sincère et curieuse. Elle est douée, cette manipulatrice. La meilleure façon de ne pas lui donner ce qu'elle veut est de répondre candidement en disant la vérité :

- Oh, j'ai réparé une fontaine dans le faubourg sud et je me suis fait des amis à la caserne.

Pas question de lui expliquer qu'on s'est introduit dans la dite caserne pour s'emparer d'une gemme et utiliser ses pouvoirs. Par contre, c'est vrai que je me plaît à penser que Naswen me voit comme son nouvel ami et que Luz serait content de nous revoir.

Je penche la tête et je poursuis sur le même ton simple et candide :

- Mais dis-moi, on discute, on discute, et je ne sais toujours pas comment t'appeler. Alors, à qui ai-je l'honneur ?

Quel sera ton prochain mensonge ? Arriverai-je à savoir ce qui est arrivé à Mlle Vogane et pourquoi mon interlocutrice a pris son apparence ?
Luphe
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Luphe
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le Ven 21 Fév 2020 - 10:08
Il n’était pas aussi idiot que se qu’avait pensé Luphe au premier abord.
Alors qu’elle observait ses paroles s’insinuer dans l’esprit du jeune homme, un petit sourire se déposa sur ses lèvres. Le visage du brun passait par différentes émotions qu’apparemment il n’avait pas envie de cacher, tant mieux. Luphe aimait provoquer cet effet.

Il était devenu méfiant. Elle pouvait le sentir lorsqu’il reprit la parole. Le ton qu’il employait suintait la retenue. Il calculer les mots et leurs significations avec soin.
Luphe souffla.
Il ne lui donnerait rien visiblement.

Une fontaine.
Tu parles.
Les conseillers de la République n’auraient jamais envoyé un des leurs pour réparer une fontaine et faire copain-copain avec des habitants d’Arens. Décidément, elle n’aimait pas travailler dans ces conditions.

Elle allait rétorquer qu’elle ne le croyait pas, affichant sur ses lèvres un petit sourire enjôleur mais n’en eu pas l’occasion.
À la place, il lui demanda son nom.

S’ils n’étaient pas en face à face, Luphe aurait pesté. Il était bien trop persistant et elle n’aimait pas ça. La conversation ne devait pas lui échapper.
Elle allait finir par se taper une grosse migraine entre la fatigue et la contrariété.
Une moue se traça sur son visage.

Un instant passa durant lequel elle se torturait l’esprit à décider si elle donnait une fausse identité où son vrai nom. Que risquait-elle réellement ?
Arizael pouvait bien rentrer à la République et clamer qu’il avait rencontré Luphe personne ne saurait de qui il parlait. Quelques uns de ses anciens camarades de voyage peut-être viendraient lui chercher querelle, lui demander des nouvelles où autres mais sinon son identité était en sécurité. Le problème se poserait si elle posait le pied à la République. Car là, s’il la dénonçait elle risquait d’avoir plus de soucis.

Cependant plus le temps passait plus elle devenait aux yeux de l'autre, suspicieuse.
Elle n’aimait vraiment pas la tournure des évènements.

Elle souffla doucement avant d’afficher un sourire las.

« Luphe. »

Le mot fut presque murmuré. Elle l’avait prononcé avec le plus de sincérité possible, après tout, c’était son nom. Son vrai nom. Celui qu’elle s’était choisi.
Tu n’auras pas de Vogane, Arizael Alderaim.

« Je me nomme Luphe. Est-ce la tout ce que vous vouliez savoir, Arizael ? »
Arizael Alderaim
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Arizael Alderaim
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le Dim 23 Fév 2020 - 14:07

Elle qui était impassible depuis le début se laisser aller et fait la moue quand je lui demande son nom. Puis, finalement, un sourire fatigué apparaît sur son visage et elle lâche un mot. Luphe. Je crois que c'est la première fois qu'elle est sincère depuis le début de notre entrevue. Même si elle ressemble à Mlle Vogane, je la crois quand elle dit qu'elle s'appelle Luphe.

Elle donne l'impression d'avoir baissé les armes et je vis ce moment comme une victoire amère. Certes, je lui ai arraché un morceau de vérité, mais elle a l'air lasse. Elle a beau être une menteuse, une manipulatrice et une personne sûrement plus dangereuse que ce qu'elle laisse paraître, elle est surtout une jeune femme fatiguée. Je ne vais pas la harceler plus longtemps. Je lui dis :

- C'est ce que je voulais savoir, oui. Merci Luphe de m'avoir accordé un peu de temps et ravi d'avoir fait ta connaissance.

Un bruit de cor retentit dans la grande halle et une voix déclare :

- Mesdames et messieurs, les services de transport vont reprendre, merci de vous diriger vers les téléporteurs. Nous vous remercions de votre patience et espérons vous revoir bientôt.

L'index et le majeur tendu, je lui fais un signe et prends congé de la dénommée Luphe. Je vérifie que j'ai tout dans ma besace et je rejoins la petite foule qui s'est rassemblée autour des téléporteurs à nouveau en fonction.

Quelle personne étonnante, fuyante mais prête à la confrontation, mystérieuse, impassible... Et dangereuse, ça, je l'ai compris. Je ne me suis pas senti comme une proie, après tout je suis un omniscient, il m'en faut plus pour que je m'inquiète. Mais j'ai bien senti qu'elle cherchait à obtenir quelque chose de moi. Quoi ? Je ne sais pas. Peut-être que ça a un lien avec ma fonction de médiateur.

Une chose est claire, il se passe quelque chose d'étrange autour de la fille du conseiller Vogane. Je ne sais pas encore si je demanderais au conseiller de ses nouvelles. En tous cas, je ne pense pas lui parler de cette entrevue à Arens, non, pas encore. Il faut avant ça que je rassemble plus d'informations sur cette mystérieuse Luphe. Car la prochaine fois que nos chemins se croiseront, je ne jouerais pas au bonhomme charmeur qui cherche à passer le temps avec une demoiselle vaguement familière. La prochaine fois, Luphe, je serais prêt.
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